

Chaque jour la colonne se déplace pour accomplir sa croisière du désert. Les pilotes s’orientent avec des gps, se fixent des points de passage obligés pour maintenir le groupe en contact, retrouvent les camions suiveurs pour une pièce de rechange indispensable, pour plier les blokart et organiser le bivouac du soir. Quatre camions qui transportent le matériel, de la nourriture, des tentes en cas de besoin et qui permettent de se ravitailler dans les rares villes traversées. Deux cuisinières préparent des repas quand le groupe s’arrête pour dormir chez les nomades.
Quand j’ai accepté de les entraîner dans cette aventure je leur ai expliqué tout l’intérêt à mes yeux de combiner le plaisir de s’éclater en Blokart en toute liberté et de s’imprégner de la culture mongole en vivant au plus prêt des habitants du Gobi. Ils ont tous adhéré et super apprécié ce que les nomades du Gobi leur ont apporté.
« ça a été génial le contact avec tous ces gens. Dormir sous la yourte avec la famille, partager la même nourriture. Mes amis en Nouvelle Zélande vont penser que j’ai vraiment fait un truc de dingue » témoigne Bruce MacPhail l’un des cinq néo-zélandais du voyage.La liberté. C’est aussi ce qu'a ressenti peut-être encore plus que les autres Nicolas Massat, handicapé suite à un accident de voiture et qui participe à l’aventure en fauteuil roulant. « Le Blokart a cette vertu incroyable d’être accessible à tous. Ce qui me permet aujourd’hui de faire un truc géant avec des mecs du monde entier et de partager les mêmes sensations, le même matériel ».
Mais la nature décide de tout. Aussi durant les huit jours passés à rouler dans le Gobi, nous avons joué avec la nature des sols, la végétation, et le relief très variés du Gobi. Il leur aura fallu passer d’une steppe à l’autre en franchissant des collines rocailleuses, esquiver les zones de dunes où le risque de stopper sa course est certain, accepter la volonté du vent quand il décide de se calmer ou de déclencher une tempête de sable. Autant de conditions qui forcent les pilotes à alterner les séquences très techniques par petit temps et les runs ultra-rapides où avec leurs machines ils ont atteint jusqu’à 85 km/h.
« On a roulé sur des steppes immenses, sur d’autres plus vallonnées, sur des pistes cabossées, c’était un véritable rodéo dans la poussière. » raconte Johan Das. « D’autres fois tu peux te retrouver seul, tu perds de vue la voile qui est devant toi, tu retrouves plus loin un groupe qui s’est arrêté pour discuter avec un nomade qui passe à moto, tu roules au contact des chameaux et des chevaux en liberté. »
Il n’était pas question de record ni même d’exploit pour nous mais seulement de plaisir. Le plaisir d’être pour quelques temps des nomades parmi les nomades.
Vento Wind Tuuli Rih Vinden...
Kaze Pa Vjetar Ngelaw Hava...
Betep Fēng Szél Viento Vindur
J’aime le vent, le vent poétique, littéraire, le vent géographique, scientifique…
Chaque partie du monde a ses propres vents.
KARABURAN…. Vent d'Est - Nord - Est. Le " Vent noir " du désert de Gobi. semblable à l’HARMATAN mais froid et accompagné de tempêtes de poussière. A violent east-northeast wind of Central Asia occurring during spring and summer; it carries clouds of dust (which darken the sky) instead of snow. Also known as black buran; black storm.
Vento Wind Tuuli Rih Vinden...
Kaze Pa Vjetar Ngelaw Hava...
Betep Fēng Szél Viento Vindur...
I like the wind, the wind poetic, literary, the geographical, scientific wind.